IA overdose
Comment le réel va progressivement reprendre ses droits face à la standardisation des contenus et des créations générées par IA.
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La production de contenu par IA s’est banalisée au point de se standardiser : mêmes tournures, mêmes compositions visuelles, mêmes raisonnements lissés. Ce que la technologie a gagné en accessibilité, le contenu l’a perdu en singularité.
Je crois à un effet de balancier. Quand l’abondance générée devient la norme, ce qui redevient rare — et donc précieux — c’est précisément ce qu’une IA ne produit pas spontanément : une expérience vécue, un point de vue incarné, une imperfection assumée, une prise de risque. Le réel ne va pas remplacer l’IA ; il va reprendre de la valeur relative face à elle, par contraste.
Pour les créateurs comme pour les entreprises, la question n’est plus « comment produire plus, plus vite ? » — l’IA a déjà répondu. Elle devient « qu’est-ce que je suis seul à pouvoir dire, construire ou montrer ? ». C’est cette question, pas la technologie elle-même, qui va trier ce qui compte de ce qui se noie dans le volume.
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